jeudi 4 décembre 2008

Environnement durable, ne pas se tromper de combat

Je découvrais, hier, la FED, la Fédération Environnement Durable.

Ce n'était pas forcément le fruit du hasard, car Michel, mon oncle en est un des Vice-Présidents et je venais de l'inviter à un prochain petit déjeuner du cycle "Entrepreneurship" du Wharton Club de Paris - petit déjeuner organisé par Jan Jacob, un ami qui va bientôt prendre, en France, la responsabilité de REC Solar, un fabricant norvégien de panneaux solaires et dont l'intervenant ne sera autre que Thierry, le Président de Solairedirect, le 1er opérateur d'électricité photovoltaïque en France - Thierry, que je connais bien pour avoir travaillé avec lui dans une vie passée...

Le combat de la FED est un combat noble et, à titre personnel, j'y adhère totalement. Cependant, au moment ou je rédige ce billet, je ne prévois pas (encore) de payer ma cotisation.

En effet, après avoir passé un peu de temps sur le site de la FED, je me suis dit que je ne retrouvais pas sur ce site, leur objectif qui est pourtant très bien exprimé dans les objectifs de la FED.

En parcourant le site web de la Fédération, on a, en effet, l'impression que leur seul objectif est celui du "combat contre l'éolien industriel", alors que comme ils l'expliquent très justement dans la page "développement durable", leur vrai combat est celui d'un développement responsable, et par conséquent celui d'une démarche adulte, à la différence de celle des lobbys qu'ils combattent.

J'ai donc conseillé à mon oncle de retravailler rapidement ce qui constitue leur vitrine, mais aussi de faire évoluer leur combat au quotidien, en mettant en avant aussi bien les cotés positifs de leurs propositions que les conséquences négatives des risques causés par la démarche irresponsable qu'ils dénoncent chez un certain nombre d'acteurs économiques.

Je lui ai surtout conseillé de ne pas se battre uniquement contre le lobby de "l'éolien industriel", mais de combattre également toutes les résistances qui s'opposent au changement, et ce par ignorance ou pour protéger des intérêts personnels, qu'un développement vraiment durable pourrait remettre en cause; ces conservateurs là sont nombreux et la liste suivante est loin d'être complète...
  • les défenseurs de la voiture (qui pollue),
  • ceux qui s'opposent à la réduction des nuisances liées aux avions, notamment la nuit,
  • les "bétonneurs" qui construisent des voies ferrées au plus court, sans se soucier des milieux naturels sensibles traversés, alors qu'elles pourraient les contourner,
  • les bâtisseurs d'usines de panneaux photovoltaïques qui utilisent des procédés de fabrication, très polluants sans chercher à les rendre moins nocifs,
  • les acteurs du recyclage, qui consomment plus d'énergie qu'ils n'en économisent,
  • les acteurs irresponsables de la filière nucléaire quand ils taisent la pollution, le cas échéant, de déchets enfouis sans précautions
  • les "écolos" qui nous proposent de renoncer à tout progrès scientifique et les scientifiques qui nient la réalité du réchauffement climatique...
  • et enfin tous les accrocs du dogmatisme et de l'immobilisme... malheureusement trop nombreux dans notre beau pays.
Je lui ai enfin conseillé, de promouvoir les causes justes qui n'entravent pas le développement économique, et qui contribuent au développement social, à savoir, par exemple,
  • les champs d'éoliennes, au large des cotes, qui préservent les paysages ou des gens vivent
  • le recyclage et le compostage des déchets,
  • le tri intelligent et compris par des citoyens responsables
  • l'utilisation de batteries rechargeables plutôt que de piles jetées
  • Les ampoules basses consommations
  • ...
  • En deux mots, le pragmatisme et la responsabilité, qui sont, malheureusement, plus présent au nord de l'Europe et de l'autre coté de l'Atlantique que sur nos rivages...

Ce jour là, j'aurai plaisir à adhérer à la FED et l'espoir de pouvoir laisser à mes petits enfants une terre sur laquelle ils auront longtemps plaisir à vivre.

1 commentaire:

mchapuis a dit…

Bonjour, bravo pour l'effort et pour le networking : comment imaginer réduire des empreintes écologiques sans que des acteurs du monde du logiciel et de la high tech mettent leurs talents et leurs compétences au service de nouvelles approches de l'eco-efficacité et de l'eco-conception ?