mercredi 7 janvier 2009

De l'efficacité du Marketing viral...

Tout le monde connait la vitesse à laquelle une réputation se défait en ligne... Pour ceux qui n'en seraient pas conscients, je vous invite à lire le billet de Jean-François Ruiz, blogueur, sur la vitesse à laquelle, on peut saboter sa réputation en ligne. Il est également le fondateur de Ziki, un site qui permet de faire son marketing personnel sur le web et au sein de communautés. Ce que l'on appelle bouche à oreille dans le monde sans internet, s'appelle effet réseau dans le monde internet, avec un effet décuplé...

C'est grâce à cet effet, que le marketing viral a pu se développer. Les Nouvelles technologies et le marketing viral en particulier représentent un des leviers dont disposent les entreprises pour être plus "lean". Ce terme de "lean", dont je ne connais pas d'équivalent en français, fait référence à la capacité d'"agilité à moindre coût" d'une entreprise. Il existe d'ailleurs, une école de gestion, le lean management, qui prône l'amélioration continue et l'élimination des gaspillages. C'est ce que de nombreuses jeunes entreprises innovantes savent si bien faire... jusqu'à ce qu'elles soient, le cas échéant, achetées par une Grande entreprise qui, de son coté, tente d'évoluer; cette agilité, c'est également ce qui manque à de trop nombreuses entreprises, qui ne savent pas détecter assez vite les mutations profondes que connaissent notre société et qui n'évoluent pas ou, alors, trop tardivement... Ce sont les difficultés, exacerbées par la crise, de ces entreprises, même dans le secteur de la HiTech, qui aujourd'hui remplissent les colonnes des médias en ligne (et des journaux papiers), avec leur cortège de malheurs individuels que ce soit de chômage salarié ou de suicide d'entrepreneurs...

Cette agilité est permise par la pénétration à tous les niveaux de la société et des entreprises des nouvelles technologies de l'information et de l'internet. Pour les entreprises agiles, ces NTIC représentent en effet un avantage compétitif et non un coût.

Elles pénètrent ces entreprises au travers du renouvellement de leurs forces vives , notamment avec l'arrivée des nouvelles générations nées avec l'ordinateur, que les sociologues ont surnommés la "Génération Y" ou"Net Geners". Je reviendrai, dans un prochain billet, sur la confrontation, dans de trop nombreuses entreprises, entre les générations des baby-boomers qui managent et ces NetGeners qui les rejoignent pour s' y investir... Vous aviez compris que je souhaite aujourd'hui mesurer l'efficacité de la viralité du web...

L'autre jour, je rencontrais Fabien, un des fondateurs, fin 2007, de Trendy Buzz, qui offre un service innovant de veille sur internet à destination des professionnels.
L'aventure TrendyBuzz a commencé avec le Buzz-blog Présidentielle 2007, qui se voulait être un baromètre de mesure du bouche-à-oreille politique sur le web; ce buzz-blog était destiné à la publication quotidienne du top des présidentiables, dont les internautes parlaient le plus sur Internet... C'est un moyen de comprendre les évolutions rapides que la société peut connaitre...

Cette réunion était fort intéressante car participait à cet échange Claude, le fondateur de CBC DEVELOPPEMENT, un éditeur innovant de logiciels de Gestion du Capital Client et de Gestion de la Relation Client Multicanal. Dans une vie passée, Claude a travaillé pour le groupe Bernard Krief Consultants, un cabinet de conseil des chefs d'entreprise et des directions générales, qui à l'époque, réalisait des études et des sondages. C'est dans ce cadre que Claude avait mené, en 1977, l'étude du seul institut de sondage qui ait anticipé la victoire, à la Mairie de Paris, de Jacques Chirac face à Michel d'Ornano, le candidat de Valéry Giscard d'Estaing. Pour ce faire, dans leur enquête, ils avaient mis les "sondés" en situation réelle, en situation de vote, en leur présentant une urne : en s'intéréssant, ainsi, aux attitudes plutôt qu'aux postures et en limitant les biais, en faisant du qualitatif, ils avaient fait preuve d'innovation forte et s'étaient distingué par la justesse de leur étude.

Mais comment mesurer l'efficacité de cette viralité, sans utiliser les techniques que seuls les experts connaissent ? Est-il encore possible, alors que l'internet se professionnalise de plus en plus, à un blogueur amateur, par la seule qualité de ses billets, d'intéresser une communauté significative de lecteurs, maintenant que le web approche 200 millions de sites internet, et 1,5 millions de blogs actifs.

Pour tenter de mesurer cette efficacité, je vais prendre, comme indicateur, la vitesse à laquelle je vais arriver à bâtir ma réputation de blogueur amateur, par le seul intérêt que mes billets représentent pour mes lecteurs. Pour ne pas fausser "artificiellement" les résultats, j'agirai vis à vis de ce blog de la manière la plus passive possible : à partir de maintenant, et pendant l'année qui vient, je m'interdis d'évoquer l'existence de ce blog à quiconque (sauf, par politesse, aux relations dont je parle dans mes billets, et qui apparaissent par leur prénom et leur entreprise) . Je renonce ainsi à appliquer les techniques du marketing web qui me permettraient d'accélérer le développement de mon lectorat. Ainsi, je ne bénéficierai, que de :
  • l'envoi, par correction, à mes relations que je me permet de citer, du mail avec l'adresse web du billet qui les concerne
  • des liens vers des pages web qui me semblent faire du sens par rapport au sujet que je traite.
Je bénéficierai certes des quelques initiatives que j'avais pu prendre jusqu'à ce jour, à savoir:
  • la déclaration de ce blog sur Technorati et sur Wikio, deux services qui accompagnent le développement de la blogosphère,
  • l'annonce de ce blog que j'ai pu faire par mail, à une petite centaine de mes relations, ces dernières semaines,
  • l'envoi de l'adresse de mon précédent billet, sur la prochaine sortie de crise, à l'occasion de l'envoi d'une cinquantaine de vœux par email,
  • la mise en place de deux outils statistiques, Google Analytics et Who's Hot d'Alenty, pour me permettre de mesurer qualitativement et quantitativement l'intérêt de mes billets et le développement de ma communauté de lecteurs.
  • un lien vers ce blog, à partir de mon profil dans le réseau professionnel LinkedIn.

Donc, à date de publication de ce billet, ma communauté de lecteurs "fidèles" s'établit à 12 et les visiteurs uniques de ce blog sont 27...

Je prends ici l'exemple de ce blog, mais je pourrai multiplier par 10, par 100, le nombre d'exemples, dans toutes les entreprises, et notamment les innovantes, de campagnes ou de projets marketing viraux, à cout zero (ou presque), avec une très grande efficacité. Il suffit d'y penser, d'y réfléchir, et d'innover....

Bien que convaincu de l'efficacité du marketing viral que l'on qualifie également de social ou de communautaire (on mesurera ici son efficacité dans le temps) , j'insiste sur le fait que c'est n'est pas parce qu'on a un marteau entre les mains, qu'il faut tout voir comme un clou... En conséquence, le marketing viral ne vient pas en remplacement du marketing de masse (publicité, presse...), ni du marketing direct (mailing, phoning...) mais en complément.
Le challenge pour les entreprises, en ces période de restriction budgétaire, est donc d'allouer au mieux les ressources humaines et financières en fonction de l'efficacité de chacune de ces approches, et ce pour développer son business et passer entre les gouttes.

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