mercredi 4 février 2009

Réintroduire le volontarisme...


"Yes we can! "

Malgré l'ampleur de la" crise", c'est à dire les dérèglements du monde financier, immobilier et économique que nous connaissons, l'Amérique (pas celle de Bush repliée sur ses intérêts particuliers, guidée par un dogmatisme religieux) ne rend pas les armes : elle se lève derrière Barack Obama, va retrousser ses manches et s'attaquer à ces dérèglements, et apporter les réponses dont nous avons besoin pour corriger les excès du passé.

Si c'est possible, c'est par ce que les Américains en particulier, les anglo-saxons en général, sont tournés vers l'avenir. Cet optimisme naturel est la conséquence de leurs histoire et de leurs origines, et notamment :
  • un protestantisme, avec de fortes valeurs Travail et une relation à l'Argent dépassionnée (trop ?),
  • un esprit jeune, conséquence d'une histoire courte, qui commence il y a à peine plus de 300 ans par la colonisation anglaise,
  • une Constitution qui a puisé dans les Lumières et les éclairages des Rousseau, Tocqueville, Diderot et autres philosophes européens du 18e siècle,
  • une confiance en l'avenir qui vient sans doute d'un ascenseur social qui fonctionne bien et qui a conduit un métis à la présidence des Etats-Unis.
L'américain ne doute pas ! C'est de cette culture que Barack Obama hérite, j'espère pour notre bien à tous. Bonne chance.

La langue française possède un équivalent du "Yes, we can!" d'Obama, c'est "Impossible n'est pas français!".

Cependant, notre "Impossible n'est pas français" a disparu du langage, et nous l'avons remplacé par un conservatisme fort de nombreux corps constitués, qui se masque derrière une défense des plus faibles. Ce conservatisme est sans doute du au fait que nous sommes trop occupés à regretter le passé...

Si on s'intéresse un peu à nos origines et à notre histoire, on y trouve :
  • Un ancrage historique ancien,
  • Un catholicisme qui considère l'Argent comme tabou
  • Une approche analytique (Descartes) qui nous oblige à tenter de tout pouvoir expliquer ou maitriser avant de pouvoir prendre une décision,
  • Conséquence de la monarchie absolue, et malgré l'éclairage des philosophes du siècle des Lumières (Tocqueville, Diderot) , une élite qui s'accroche à ses avantages acquis. En conséquence, une histoire, depuis le 18e siècle faite de crises (de révolutions) souvent violentes, en opposition à "l'Elite" en place...
Les dernières manifestations, qui cachent des craintes multiples mais fondées, donnent l'image d'une France qui se crispe. Elles ont plus revêtu une forme d'exorcisme, et ne remettent pas en cause l'image d'une France qui s'est remise en marche et qui bouge. On le voit avec l'attractivité de la France qui progresse, les premiers chiffres de l'auto-entrepreneuriat, et le cap tenu par le gouvernement dans cette crise.

Cet état d'esprit américain est important à tous les niveaux.

Le livre d'Asselin et Mastron, "Français-Américains: ces différences qui nous rapprochent", dont on peux lire quelques page sur le web est assez complet sur ces differences de culture. Je m'arreterai ici sur celles qui montrent que l'américain est plus efficace dans le monde des affaires : le doute, la confiance et l'importance de la tâche, font la différence et permettent une plus grande efficacité.

Alors comment réintroduire dans notre culture ce volontarisme? d'ou vient cette confiance en soi qui caractérise les américains?

Je déjeunais l'autre jour avec Juliette, qui a créé Jouleco, une société de conseil et d'études dans le domaine des énergies renouvelables. Juliette introduit dans un milieu qui attire de plus en plus d'opportunistes, conseils et une approche responsable.

Nous discutions des différences culturelles des deux cotés de l'atlantique et Juliette me faisait remarquait que les chercheurs de l'Ecole de Palo Alto s'étaient intéressés non seulement à la communication interpersonnelle, mais aussi à la connaissance de soi, l'estime de soi et par conséquent à la confiance en soi.

Une piste à creuser...

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