dimanche 24 mai 2015

Combattre le burn-out passe-t-il par la reconnaissance de celui-ci comme maladie professionnelle ?

Le cabinet Technologia, de conseil d'évaluation et de prévention des risques professionnels lance le débat : Faut-il reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle ?   Les Echos contribuent au débat au travers d'un dossier très complet : Le burn-out, dossier brûlant . On y apprend que la majorité de gauche pousse à une évolution de la législation et que le gouvernement, plus prudent, attends un rapport sur le sujet.  Mais cette reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle serait-elle la solution ?

Oui, le burn-out est bien devenu le mal de notre siècle, et non une mode, celle du suicide dont a pu parler un certain Didier Lombard, dirigeant de France Telecom... ).

Oui, il est important de combattre le burn-out, surtout quand on considère la détresse humaine et la lenteur avec laquelle les pratiques changent...mais sans doute pas en légiférant pour faire des entreprises les (seules) responsables... En effet, car au-delà des fragilités personnelles ou familiales des collaborateurs, des individus, au-delà de la pression du management intermédiaire,  la vraie cause des burn-out, est avant tout une question de culture d'entreprise, et derrière celle-ci de pratiques managériales des dirigeants à la tête de ces entreprises 

Par conséquent, e seul moyen de répondre à cette tragédie est que les dirigeants d'entreprises (grandes et petites) pratiquent un management responsable (par l'écoute, le respect, la confiance, tourné vers l'humain...), qu'ils desserrent la double contrainte qui s'exerce sur eux :

  • d'un coté une contrainte inhérente à la mission qu'ils acceptent, de la seule performance économique, de la seule création de valeur actionnariale, dans une environnement concurrentiel, changeant, et
  • de l'autre, la contrainte qui vient de leur responsabilité de dirigeant, vis à vis de l'ensemble de leurs partis prenantes et de leurs salariés en particulier... le travail ne doit pas en effet être une aliénation comme a voulu nous le faire le croire Karl Marx 


Prenant conscience de cette double contrainte, les dirigeants d'entreprise peuvent alors éviter de transférer la pression sur leurs équipes... C'est tout à fait possible, c'est de leur seule responsabilité. C'est ce que n'avait, visiblement, pas su faire Monsieur Lombard a la tète de France Telecom!

De plus le management responsable est plus créateur de valeur actionnariale, que toute autre pratique managériale...il est également créateur de Valeur(s) sociales, environnementales et sociétales. C'est ce que je nomme le postulat de GaVaChRe.

Il n'est pas trop tard pour devenir responsable!